Juin à Bordeaux
Nous y sommes le fameux mois de Juin à Bordeaux est revenu. Le mois de Juin à Bordeaux c'est le goudron qui fond sur la route, la poussière qui prend à la gorge, l'état de léthargie profonde et de torpeur dans lequel sont subitement tombés les Bordelais sur le coup de quatre heures de l'après-midi, à l'heure où la chaleur accumulée dans la journée s'élève avec les gazs d'échappements des voitures, pour se condenser et retomber comme une chape de plomb sur la ville. C'est aussi la tôle des cités universitaires chauffée à sec qui fait rôtir les étudiants dans leur chambre. Ce sont les nuits sans dormir, la fenêtre ouverte à guetter un soupçon d'air frais. Je me rappelle de ce film de guerre "le pont de la rivière kwaî. Dans une scène il y a un prisonnier de guerre qui est punis par les Japonais (guerre 39/45). Il est condamné à être enfermé dans un cachot fait en tôle et exposé en plein soleil. Au mois de juin, la chambre de la cité universitaire n'est pas sans me rappeler ce cachot. J'adore ! J'ai adoré crever de chaud pendant la révision de mes examens dans cette petite chambre du crous. J'ai toujours mieux réussi mes examens au mois de juin qu'au mois de février. Je déteste le froid qui me congèle les os. Ce que personnellement j'ai adoré ce sont les conditions extrêmes de température que nous avons pû rencontrer dans ces chambres de faculté avec mon petit ami de l'époque. Par moment il faisait tellement chaud que nos vêtements étaient mouillés ainsi que les draps de mon lit. Nous suffoquions et moi courageusement je travaillais mes cours que j'apprenais studieusement pendant que d'autres étaient déjà certainement tombés d'épuisement par la chaleur.
Bordeaux au mois de juin, c'est aussi une situation géographique avantageuse qui permet aux Bordelais de se ressourcer à l'océan situé à 40 km dès le week-end. C'est certainement ce qui permet aux Bordelais de travailler courageusement et d'endurer la chaleur la semaine.
mardi 10 juin 2008
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